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2.12.08 12:04


--- Nonobstant, Jean Pierre était toujours vivant ---

Et puis, comme ça, sans qu'il s'en rende compte, une année était passée, environ 3% de sa vie, pfiou, à faire des trucs et des machins et aussi à acheter des choses qui assez bizarement ne l'avaient pas plus aidé que ça à comprendre le pourquoi du comment de ce qu'il foutait là. Et pis quoi encore?

Alors il avait décidé de parler de lui à la troisième personne comme cette vieille dans un vide grenier qui lui avait tapé sur l'épaule en lui demandant "eh alors il en a vu des Daniel Guichard dans le lot ?" mais non il en avait pas vu et pourtant il en avait vu des merdes, des Frédéric François, des François Valery et des Jean Pierre François, des tas de 45 avec du François à l'intérieur et qui avaient fait le bonheur d'une oreille influencable il y a si peu.

Des François, il se rappelait particulièrement Jean Pierre et son long manteau en cuir doublé d'animal mort dans de fructueuses douleurs, sa mercedes aussi grosse que cubique avec des phares comme des pastèques mais des pastèques carrées, on n'a qu'à dire que ça existe et si ça n'existe pas ça existera un jour tu peux le croire et il se demandait ce qu'il était devenu le Jipé et qui prendrait sa place dans les vides greniers des années 2030, quand il serait un peu moins frais et qu'il s'approcherait d'un jeune con en lui demandant "eh alors, il en a vu des Christophe Maé dans le lot ?".

Il en aurait probablement vu plein. Et puis, découragé par le besoin de trouver une transition qui collerait à peu près, il aurait juste dit qu'il était allé en Chine faire le sus documentaire et qu'il avait adoré faire ça. Et qu'il avait aimé les gens aussi.

6.8.08 12:07


--- Août Nahow ---

Un extrait d'une trentaine de pages de mon roman vient d'être publié dans la revue mensuelle l'Arsenal disponible dans les bonnes librairies (et quelques mauvaise mais aucun rapport) et en ligne sur Amazon.

Madeleine D. l'a déjà achetée, son mari est revenu, ses seins ont poussé et sa 205 peugeot a été entièrement repeinte dans une super couleur qu'elle adore ("je l'a-do-re", affirme-t-elle). Bernard B se l'est procuré et a reçu dans la foulée de NOUVEAUX CHEVEUX pour remplacer ses anciens, en panne. Martine D l'a reposé avant la caisse, ses géraniums n'ont jamais fleuri entre le 4 et le 22 octobre - elle regrette beaucoup.

Toi aussi procure toi vite ce magnifique ouvrage et vérifie immédiatement les premiers bénéfices en séduisant ton/ta concierge SANS POUR AUTANT devoir te raser la moustache.

Ou bien tu peux me donner de l'argent. Plein. J'adore ça.

29.10.07 13:25


---les vacances de monsieur Bulot---

Le cancer de la peau mène déjà quarante-trois à zéro quand j’arrive sur le bout de plage, mais comme la plupart des tourtes étalées ici mourront d’un autre type de cancer tout le monde s’en fout, le mélanome, on l’encule. Bon, comme je suis hypocondriaque et qu’on ne sait jamais, je me badigeonne quand même d’un peu de crème à la con et de beaucoup de sable vu qu’il se colle partout sur mes doigts et puis je me lève pour essayer d’aller nager mais la mer est bien trop froide genre on pourrait y congeler le cul de, mettons, Paris Hilton, et pourtant tout le monde est à l’eau. Peut être qu’il y a vraiment le cul de, mettons, Paris Hilton, dans le coin. Mouais... Je retourne à ma serviette et je m’attèle au fastidieux rituel qui consiste à lire la même ligne pendant trois ou quatre heures d’affilée en m’arrêtant régulièrement pour regarder des filles à moitié à poil et beaucoup plus désirables qu’un poivron passer devant moi en trémoussant ce qu’elles ont à trémousser. Et puis soudain le temps passe ; il est suivi par un avion qui traîne une banderole vantant l’hypermarché du coin et ses promo sur les saucisses.

Comme je n’ai pas grand-chose de précis à penser, je décide de me dire que j’aimerais bien avoir une montre qui l’arrêterait, le temps, le monde entier se figerait alors et je pourrais faire tout un tas de trucs fous comme mettre des rames de métro entières à poil ou échanger des bébés dans des couveuses, genre un noir et un blanc, et voir s’ils s’en aperçoivent. Mais bon je n’ai pas les moyens de me payer une telle montre et il est déjà 18h de toutes les façons. Alors je range mes affaires et remonte les escaliers direction le parking surchauffé où mes tongs fondent quasiment et mes pieds aussi mais moins. J’arrive à ma voiture mais elle est ouverte, ça n’est pas vraiment normal dans la mesure où je l’avais fermée la dernière fois qu’on a passé un moment ensemble. Bon, c’est peut être juste à cause de, je sais pas moi, un truc. Comme je ne suis pas timide et quand bien même ça ne changerait rien, j’entre dans la voiture, je vérifie deux trois trucs et je constate qu’on m’a piqué mes deux cartes bleues, 20 euros, 8 boules de pétanques dépareillées, deux paquets de café et une cartouche de cigarettes, liste exhaustive sauf si j’oublie un truc.

Merde alors.

J’appelle mes banques, je fais opposition, on m’a volé mes cartes dans ma voiture, je dis, et chaque interlocuteur me répète que je n’aurais jamais dû laisser mes cartes dans ma voiture. Ils ont raison, j’aurais du les laisser dehors, on ne m’aurait peut-être pas pris mes boules de pétanques. Je rentre à l’hôtel, je demande à utiliser leur fax car on m’a volé mes cartes bleues et on me dit que je n’aurais pas dû, dans la voiture, tout ça. Je monte dans la chambre et mes voisins de chambre ouvrent leur porte et me lancent que franchement, dans la voiture, j’aurais jamais dû laisser mes cartes avant de me souhaiter bonne soirée et de fermer leur porte. Dépité, j’allume la télé et au 20h, un sujet sur les cartes bancaires volées durant le vacances ajoute sa pierre à ma stèle et affirmant qu’il ne faut jamais emporter ses cartes bleues sur la plage ni les laisser dans la voiture, surtout le voiture et c’est tout juste s’il n’ajoute pas bande de cons. Je sors sur la terrasse et hop passe un avion suivi d’une banderole « carte bleue dans la voiture = vacances gâchées » et je commence à croire qu’on m’en veut vraiment ou qu’il y a un complot international visant à me pourrir la vie ou encore qu’il y a un lobby hyper puissant à la solde des franc-massons qui persécute les pauvres types qui se sont fait piquer leurs cartes bleues et assez vite je me rend compte que j’ai complètement raison.

9.8.07 11:16



---Après---

 

De lourds nuages continuent à peser sur l’été. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007 il n’a fait beau que quelques jours, jamais plus de deux ou trois d’affilée et puis la pluie. Fermement ligoté à la chaise de mon bureau, coincé en face de ces diodes électroluminescentes qui me décrivent chaque jour un monde un peu plus inhumain, j’attends, d’une minute à l’autre, le communiqué de l’Elysée qui précisera que c'est le Président Sarkozy en personne qui a, au début des vacances d'été, demandé à ses ministre de luter avec fermeté contre sécheresse et canicule.

 

8.8.07 16:03


--- Préparez vos mouchards ---

Soulages avait dû s’occuper de peindre le ciel de mon matin en noir foncé façon avenir de la planète et j’avais l’impression qu’il allait tomber des plaques d’égout en fonte ductile ou des hauts-fourneaux rouillés, mais plus j’y réfléchissais, plus l’hypothèse me semblait improbable, on a rarement vu des hauts-fourneaux tomber du ciel comme ça sans raison ; j’étais moins catégorique quant aux plaques d’égout car je suis prudent.Le bus avançait cahin-caha et j’étais à l’intérieur du bus ce qui revient à dire que j’avançais cahin-caha alors que d’habitude je marche d’un bon pas qui parfois fait cahin-caha quand les chaussures sont neuves et grincent un peu. Un bon pas est un pas que je qualifierais de plutôt sympa, un pas qui te donne un coup de main quand tu en as besoin, par exemple pour aller récupérer ta voiture à la fourrière quand tu t’es garé sur une place réservée entre 5h et 7h du matin aux véhicules de nettoyage et ce malgré l’évidence manifeste d’un panneau grisâtre d’au moins 30 cm² situé à 350 mètres en aval de ta place de parking - ça te coûte 171 euros mais ça les vaut largement car au final tu as effectué un sympathique voyage d’une heure jusque sous le périphérique, tu as rencontré des employés souriants et affables, et tu as passé un agréable moment social avec eux, je veux dire un moment où tu ne te sens pas comme un délinquant venant d’assassiner Mimi Mathy, la femme préférée des Français qu’on sonde quand on veut savoir qui est la femme préférée des Français – si on te sonde, tu réponds Mimi Mathy, c’est la bonne réponse, je l’ai lu dans un magazine.

Bref, j’étais occupé à perdre mon temps, j’avais l’avenir qui s’amincissait plus surement qu’un mannequin brésilien, le bus cahin-cahatait à son rythme, s’ébrouant un peu et s’arrêtant à tous les feux - c’était assez incroyable le nombre de trucs qui brûlaient sur mon trajet de bus du matin – je ne m’en faisais pas trop, pour dire, je regardais le type juste devant moi qui ne bougeait pas d’un pouce, on aurait dit une statue ou bien un grec, mais un grec mort, et un bruit aussi énorme que soudain m’avait fait sursauter, puis un autre, il pleuvait des plaques d’égout, c’était l’apocalypse ou bien la fin du monde ou bien les deux si ça se trouvait, et le toit s’enfonçait un peu plus à chaque impact alors j'avais décidé de me gratter la joue et le type des RG qui me suivait personnellement avait sorti son carnet pour noter un truc et le type du canard enchainé qui le suivait avait sorti un petit carnet lui aussi et derrière lui un autre type, probablement des RG, avait sorti un moleskine noir, suivi par un autre type, du canard enchainé j'imagine, et je m’étais vite rendu compte que le bus entier était rempli de gens qui notaient les faits et gestes d'un autre, à la chaine, mais je n'avais pas eu le temps de creuser le truc, le type devant moi venait de sortir un carnet pour noter quelque chose, il fallait que je consigne tout ça pour mon rapport de ce soir.

7.8.07 16:46


---Fat and Furious---

Le Truskel était pratiquement vide, j’avais même pu bouger deux fois mon bras gauche pour me gratter le scrotum en début de soirée, j’apercevais le bar au loin, englouti sous une masse de corps jeunes et suintants, comme lubrifiés en prévision de la suite et j’avais soif et j’estimais avoir à peu près autant de chances de trouver une bière qu’un herpès vaginal sur Ségolène Royal, l’avenir s’annonçait sec sauf sous mes bras et dans mon dos et probablement que je transpirais un peu des couilles aussi, alors j’avais glissé dans la foule pour atteindre la porte, un peu d’air frais et le métro et chez moi, de la musique et un livre et une bière mais le videur filtrait et deux types avant moi avaient réussi à sortir en disant qu’ils connaissaient les filles qui mixaient ce soir mais moi je ne connaissais personne et le videur me disait d’attendre, que non c’était pas possible de sortir, qu’il y avait déjà trop de monde dehors et la preuve, il avait vu un type bouger un bras un peu plus tôt dans la soirée pour se gratter le scrotum et je me maudissais de m’être fait remarquer et deux types arrivaient vers la sortie et le videur leur avait ouvert la porte en leur souhaitant bonne soirée mais putain qu’est ce que j’avais foutu à ne connaître personne dans ma vie et j’envisageais des parades, un coup de pied dans le couilles du mastodonte mais je ne pourrais jamais lever la jambe aussi haut et le videur était bien trop gros pour moi, la mouise, et puis un type avait hurlé qu’il restait du caca mal nettoyé dans le fond des toilettes, si on mettait une brosse c’était pas pour les chiens, alors tout le monde avait du donner un peu de salive pour faire une analyse ADN et qu’on retrouve le coupable et le DJ avait annoncé le nom du coupable et c’était moi putain, c’était moi, sans déc, mais c’était totalement impossible parce que et d’une je n’avais jamais fait caca ici et d’une aussi j’étais quasiment né avec une brosse à chiottes à la main et tout le monde louait mon sens du nettoyage du caca alors tout le monde m’avait hué c’était la honte et le videur répétait « pas de baskets dehors, pas de baskets dehors » comme une litanie alors j’avais voulu m’enfuir mais un type m’avait rattrapé par le bras et m’avait chuchoté qu’il était mon père et ça expliquait tout, l’ADN et le caca et le videur qui me gardaient à cause de mon père et tout ça était très clair dans mon esprit mais visiblement, c’était n’importe quoi.
8.8.07 10:05


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